Céleste tatouage

Dans la nuit étoilée, la montagne projette sa masse sombre sur l’étang gelé. Je devine à l’arrière  un massif aussi haut, légèrement décalé, sorte de sœur jumelle. De gros nuages noirs poussés par un vent violent camouflent les montagnes, fantômes échoués, soudain balayés, effacés. Entre deux nuages qui s’échappent affolés poussés par des walkyries endiablées, … Lire la suite Céleste tatouage

Renaissance

Je suis née deux fois. La première en sortant du ventre de ma mère, la deuxième en accrochant mon amour salvateur. A l’adolescence, ma vie me torturait, pression des parents, de l »école, injonction de l’éducation bien pensante. L’angoisse rodait et mes nuits tempêtes me meurtrissaient. Les scarifications de plus en plus nombreuses apaisaient un temps … Lire la suite Renaissance

Un genou à terre

J’aime l’été, moment où je dévoile mon tatouage inscrit sur mon genou droit. C’était il y  a dix ans lors d’un séjour en Asie. Le moment n’était pourtant pas propice au départ en période de saison des pluies mais je venais de terminer ma thèse et m’offrais quelques semaines de détente.   Je partis seul … Lire la suite Un genou à terre

La vie ne tient parfois qu’à un signe

20 Septembre 2010, je venais de débarquer à Clitheroe, petite ville paisible du nord de l’Angleterre dans le comté du Lancashire. Ce poste d’assistante de français était tombé à pic, une véritable aubaine pour m’extirper du labyrinthe dans lequel je me perdais depuis plusieurs mois. 24 ans, rien d’extraordinaire dans ma vie, une enfance stable, … Lire la suite La vie ne tient parfois qu’à un signe

Plissure de vie, une peau hors d’âge

L’heure était creuse, le café encore désert, les mouches volaient en se cognant sur la baie vitrée, sirotant délicatement les traces de sucre resté collé sur le bord du verre abandonné. Il faisait très chaud dehors et les hommes comme les mouches s’assoupissaient à l’ombre du café, attendant patiemment la fraicheur du soir. Comme à … Lire la suite Plissure de vie, une peau hors d’âge

L’heure était creuse, le café encore désert. La porte poussée laissa place à un corps habité par une toute jeune fille offerte aux quelques regards, que le maillot de bain deux pièces, mouillé, ne couvrait guère. J’étais fascinée par l’éclairage que dégageait sa peau. Pâle, blême, lisse, seuls les deux bandeaux de tissu contrariaient de … Lire la suite