L’homme du lac

L’homme traverse le parc d’un pas nonchalant, les yeux dans rien, le regard dans tout, dans la confusion des apparences parmi les géographies qui se présentent, dans l’utopique des situations qui se surviennent, seul, parmi les passants, différent d’eux, pareil qu’eux, donnant l’illusion de lui et même de lui plus lui, voyageant dans un des … Lire la suite L’homme du lac

Mon marque page

1 -La cinquantaine à peu près, un visage du soleil du Maghreb probablement ou oriental peut-être, son regard est décidé, scrutateur, comme si, il examinait le fruit d’une pensée intense. La fripe de son menton, les chiffonnades de son front, les ridules de ses pommettes et les cernes marbrées de ses yeux acquiescent au-delà du … Lire la suite Mon marque page

La bise

Les années passent et j’ai peur d’oublier mon extase. Parfois, c’est dans le rêve qu’elle revient, intruse, Me refaire vivre nos premières rencontres, sur le chemin aux roses. Mais j’ai peur du temps, car la ride altère la frise, Alors quand je la revois, près du parterre aux fleurs, je crains l’exérèse.   Sur mes … Lire la suite La bise

Monologue de la bouche

« Ce goût sucré-salé me ravit… j’adore suçoter ce pouce qui rentre par intermittence dans ma bouche… j’en éprouve tant de plaisir que j’envoie régulièrement l’info au patron, le cerveau tout en pensant que cela compensera quelque peu, les sensations de douleurs que lui transmettent les chairs blessées de ce doigt éclaté ! Ah ! mais… … Lire la suite Monologue de la bouche

Le psychédélisme du confinement

Mon état psychique est sûrement provoqué par mon absorption de drogues télévisuelles et il consiste en un débordement délirant de mes idées, à leurs distorsions, je l’espère, de faits ou d’images du réels. Il me semble parfois, aller jusqu’à ressentir des hallucinations psychosensorielles. Est-ce que je gère mal la temporalité et l’immédiateté, je ne sais … Lire la suite Le psychédélisme du confinement

Depuis ma fenêtre, les yeux sur mon pommier, En fin d’après-midi, tristement je m’assieds. Je lanterne au destin, mon assombrissement, Dont le tableau m’évoque un bouleversement.   Ici, tremblent mes peurs, qui comme les écumes S’enfoncent dans la mer, dans une opaque brume, Où la vague gronde, folle et impérieuse. Elle annonce ses soirs, se … Lire la suite